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Khalid Ziat futur docteur en sciences au LUSAC à Saint-Lô

Ce qu’il y a de chouette dans le fait de rencontrer un chercheur, c’est l’agréable sensation que la journée se termine enrichie de connaissances nouvelles et inattendues. Si par bonheur, l’auteur de la thèse en question réussit à rendre l’interview passionnante et limpide alors même que le sujet semble tout à fait hermétique, alors là, bingo ! Khalid Ziat mène un travail de fourmi au laboratoire LUSAC à Saint-Lô sur le refroidissement passif des batteries dans les véhicules électriques. Tout un programme, d’apparence éloigné de nous et pourtant en lien direct avec notre quotidien et la préservation de l’environnement.


Recherche sans frontières


Khalid est venu du Maroc, de la Faculté des Sciences et Techniques de Tanger très précisément, pour effectuer un parcours/stage de fin d’études de six mois au laboratoire LUSAC à Saint-Lô. Ce centre de recherche rassemble des compétences dans les domaines scientifiques de la thermique, des systèmes énergétiques et du stockage de l'énergie. L'antenne de l'université de Caen forme des jeunes, de niveau  bac + 8, venus de différents pays, autour de la recherche pour l'efficacité énergétique.

« Ce stage de six mois, sous la direction du professeur Hasna Louahlia s’est très bien passé. J’ai postulé pour effectuer mon doctorat au LUSAC à Saint-Lô et j’ai été retenu », nous explique Khalid.


Entre bibliographie et mises en conditions réelles


S’il retourne de temps en temps à Tanger pour emmagasiner, entre autres, une bonne dose de soleil, (nous le comprenons si bien !), Khalid Ziat consacre presque entièrement sa vie à l’écriture de sa thèse :

« C’est un engagement total. Jusqu’à la soutenance, pas une minute ne se passe sans que l’on pense à l’enjeu. Rien n’est jamais acquis dans ce domaine. Notre travail doit prouver qu’il fait avancer les choses et qu’il n’est pas une simple copie de ce qui aurait déjà été validé avant nous ».

Ses journées se succèdent entre recherche et analyse de résultats de tests dans des conditions réelles. Le but est de répertorier, d’analyser tout ce qui a déjà été publié à travers le monde concernant les systèmes de refroidissement des batteries sans consommation d’énergie. Un travail appelé « état de l’art », très pointu, très profond, où chacune des sources doit être répertoriée et classifiée. Ce travail de patience aide à trouver des pistes, à les tester de manière expérimentale sur des batteries existantes. L’inconnu, à ce stade est de savoir si tout ce long processus de recherche permettra de faire naître de nouvelles technologies plus performantes et respectueuses de l’environnement... ou pas !    

   
Verdict dans un an et demi


Avant d’atteindre le rêve de tout étudiant chercheur, celui d’être reconnu Docteur en Sciences, Khalid Ziat devra mettre au point une solution de refroidissement efficace des batteries dans le transport, rédiger sa thèse et la présenter devant un jury universitaire habilité à diriger la recherche. On devine, au ton de sa voix, qu’il entame à présent la partie la plus délicate, la plus déterminante pour la suite de son parcours. On devine aussi, à demi-mot, que le travail qu’il mène avec les équipes du laboratoire LUSAC à Saint-Lô donne des résultats mais qu’il n’est évidemment pas possible d’en dire davantage, en raison d’un maintien évident de  confidentialité. Le verdict tombera d’ici un an et demi. Nous souhaitons d’ici-là beaucoup de courage à Khalid Ziat et lui exprimons une requête. Celle de voyager avec du soleil dans ses bagages chaque fois qu’il reviendra de Tanger…


Rédaction : Stéphanie Montagne-Grésille